Jogging de Baudour

Ce dimanche, ça sentira bon le printemps. Chaque année, lorsque la nature reprend ses droits, c’est le temps du Jogging de Baudour. La principale scène du jour sera bien évidemment le bois.

J’ai toujours connu ce bois. Petit, j’y allais avec mon papa. Maintenant, j’y vais le plus souvent possible, comme beaucoup à l’instar de notre président qui y marche régulièrement ou de David qui le sillonne de sa foulée rapide.

De notre côté, nous entrons par la ronde maison, un ancien relais de chasse. Sa forme circulaire et les grands arbres qui l’entourent donnent à l’endroit des airs de contes de fées. Sur la droite, il y a un étang. Le bois de Baudour en abrite plus d’un. Chacune de ces tâches métalliques troue le couvert boisé. Autant d’occasions de rencontrer les véritables fées de la forêt, les demoiselles libellule. Il paraît que le bois de Baudour accueille des espèces très rares, c’est grâce à ce biotope très riche que plusieurs endroits sont déclarés de grand intérêt écologique. Il y a beaucoup d’autres espèces animales qui squattent le bois: des pics, des geais, des chevreuils,… C’est toujours une grande joie que de croiser l’un de ces habitants au détour d’un chemin.

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Malheureusement en hiver, le bois côté Erbisoeul est dans un bien piteux état. A moins de mettre les trails et de sortir avec l’idée de se salir, il ne faut pas entrer par là l’hiver. Côté Baudour ou Mont Garni, c’est toujours plus sec. C’est sans doute pour cette raison que les organisateurs du jogging de ce dimanche ont modifié le parcours avec comme pièce principale un aller-retour sur le roulant Chemin du Marquis (le parcours est visualisable via le lien suivant:  http://www.jcbaudour.be/article/parcours-12-km-foul%C3%A9es-de-la-rouge-fontaine-2015).

La boue ne me dérange toutefois pas. L’endroit que je préfère dans le bois est toujours boueux, même en période estivale. Il s’agit du gué.

Lé gué

C’est l’endroit où le Ruisseau de la Briserie coupe le chemin forestier. Ce petit filet d’eau a emporté des années durant l’humus du bois, si bien que maintenant, l’endroit offre deux belles pentes bien plaisantes à descendre et à grimper. L’ancien circuit passait par ce magnifique lieu. Ce dimanche, nous n’irons pas jusque-là. Ce ne sera que partie remise, j’en ferai l’objectif d’une prochaine sortie.

Le bois offre plein de curiosités qui occupent l’œil trop blasé par les hautes cimes de chlorophylle. D’abord, il y a toute cette ligne de chemin de fer désaffectée qui reliait Erbisoeul à Saint-Ghislain, petite sœur de la ligne Bruxelles-Mons qui, elle, marque toujours la frontière entre le bois de Baudour et le bois de Ghlin. Certains chemins actuels suivent le tracé de la ligne abandonnée. En les remontant, on retrouve des vestiges de ce passé ferroviaire comme les maisons qui jouxtaient la voie ferrée ou le pont qui m’évoque à chaque fois la deuxième scène d’Inglorious Basterds.

Il y a aussi ces lieux issus de l’ère industrielle: les galeries de houilles qui s’enfoncent dans la terre au lieu dit de Harquefosse. Sous nos pieds un sol bout comme en témoigne cette haute cheminée qui rejette les vapeurs des tréfonds.

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Et puis, il y a bien sûr la Rouge Fontaine dont l’eau fut jadis embouteillée. Aux abords de cette source, les différents ruisseaux ont creusé de larges sillons dans les pierres et offrent un paysage venu d’ailleurs, un petit coin d’Ardenne dans notre bien plat petit coin de Hainaut.

 

Et pour ceux qui ne savent pas pourquoi cette source est qualifiée de rouge fontaine, ils n’auront qu’à jeter un œil ce dimanche au petit trou d’eau qui nous donnera une fois encore bien du plaisir.

à dimanche

Sylvain

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PS: certaines photos sont de la main d’Alain Mincque, un ami du bois auquel cet article est dédié.

Combien de paires de chaussures

Si le joggeur occasionnel peut largement se contenter d’une paire de chaussures de course, le coureur plus régulier qui tente d’améliorer ses performances sera vite tenté d’acquérir une ou plusieurs paires supplémentaires.

La chaussure, c’est d’abord de la matière et il est évident d’admettre que de courir tous les jours avec la même paire, ne permet pas à la matière « de se remettre ». Le pied et le reste du système locomoteur vont quant à eux s’habituer aux chaussures toujours utilisées si bien qu’elles deviendront à terme de véritables chaussons dont il sera très difficile de se défaire une fois usées. Sans parler des risques de blessures qui pourront apparaître suite au renouvellement du matériel. Enfin, dans un sport où les coûts matériels se résument à quelques textiles qui dureront souvent plusieurs années, le pratiquant aura souvent l’envie de se faire plaisir par l’achat d’une nouvelle paire de pompes, qui restent bien évidemment son principal outil de travail.

En plus de tous ces arguments, il nous semble que l’adaptabilité du matériel au type de terrain et/ou au type d’effort est un argument supplémentaire en faveur de la diversité dans l’usage de ses chaussures.

Nous pensons qu’un coureur régulier peut légitimement compter sur 5 paires:

« All-ground » ou « tout-terrain »

Une paire de chaussures des plus standards est nécessaire pour affronter les parcours diversifiés qui comptent à la fois des sentiers et du bitume. Ce sont généralement des chaussures pesant plus de 300gr avec un excellent rapport amorti/dynamisme. Elles doivent être de qualité car ce sont elles qui seront utilisées sur les distances les plus longues type marathon.

Trails

Avec la mode des trails, les modèles crantés avec un bon maintien ont fleuri dans les rayons des magasins spécialisés. Ces modèles permettent d’affronter les sorties en sentiers difficiles que cela soit en campagne ou en forêt. Lors de l’achat, le coureur doit veiller au type de modèle qu’il achète. Celui-ci sera fonction des terrains qu’il pratique le plus souvent et du fait qu’il s’agisse de sentiers secs ou humides. Il est également conseillé de vérifier la qualité de débours (évacuation mécanique de la boue de  la semelle) car ce point laisse souvent à désirer sur  ce type de chaussure. Notons encore qu’en cas de course mixte, certains modèles réagissent mieux à la route (mais alors perdent en qualité sur les sentiers techniques).

Pistières

Afin d’affronter les séances rapides, la piste ou les compétitions sur le 100% asphalte, nous conseillons l’acquisition d’une paire de chaussure plus légère (<200gr). Cela évitera au coureur la désagréable impression de courir avec des sabots. De plus, la foulée s’améliore avec une utilisation plus importante de l’avant du pied.

Routières

Pour éviter d’user des chaussures de qualité sur des séances d’endurance qu’elles soient plus ou moins longues, il peut être intéressant d’acquérir une paire de 100% routière qui offriront toutes les garanties d’amorti et de maintien à petit prix. Sans parti pris, nous ne pouvons que vous conseiller la gamme Kiprun de Kalenji (type MD ou LD pour +- 80€). La marque de Decathlon a beaucoup progressé ces dernières années avec le recrutement de spécialistes de la course à pied comme le français Benjamin Malaty (2h11 sur marathon).

Spéciales pluie

Dans nos régions, il est peut être intéressant de s’enquérir d’une cinquième paire de chaussures et d’opter pour une paire de routières légères avec une bonne tenue sur sols mouillés. En effet, la plupart des chaussures ont un problème d’adhérence sur les sols détrempés ou légèrement mouillés, donc un modèle adapté à ce type de situation est très utile surtout si l’on participe à de nombreux joggings en période hivernale. Le coureur pourra s’orienter vers un modèle plus léger que ses all-ground. Ces chaussures seront également utilisées pour les fractionnés longs (de 1 à 5 km).

 Certains pourront s’offusquer de l’apparente débauche de dépense auquel cet article pousse. Mais il s’agirait d’un mauvais calcul puisque avec 5 paires, les chaussures s’abiment 5x moins vite!

Billet du Président – Septembre 2014

Le billet du président.

 Pourquoi donc courons-nous ? Pourquoi avoir choisi ce sport plutôt qu’un autre ? N’importe qui peut-il courir ?

Il n’est pas dans mon propos d’ouvrir un débat sur  l’indispensabilité absolue de faire de la course à pied. Chacun fait ce qu’il lui plait, disait la chanson. En ce qui me concerne, je m’y suis lancé il y a plus de 30 ans et durant une vingtaine d’années, ma motivation première était la recherche de succès et de performances, mais sans pour autant altérer mon mode de vie quotidien. Puis l’usure du temps et les milliers de kilomètres parcourus ont eu raison du bon fonctionnement de mes articulations et je me contente à présent de figurer sagement au cœur des pelotons et ce n’est sans doute pas plus mal.

Si l’on s’en tient donc à pratiquer la course de manière raisonnable, je pense qu’il est toujours intéressant d’en rappeler ses bienfaits :

Effets cardiaques : le cœur se contracte mieux, lutte contre l’hypertension.

Effets vasculaires : les artères font circuler le sang à plein régime et transportent les aliments nécessaires à nos organes.

Effets sur l’appareil digestif : le transit intestinal est plus efficace.

Effets sur l’appareil respiratoire: meilleure ventilation et échange alvéolaire en privilégiant l’expiration.

Effets musculaires : les muscles se renforcent et éliminent les produits de la dégradation musculaire (les déchets) plus facilement.

Effets sur les os : lutte contre la déminéralisation, emmagasine du calcium pendant l’effort, facilite la fabrication du liquide synovial de chaque articulation, renforce le cartilage articulaire.

Effets sur la peau : mieux irriguée par les vaisseaux sanguins, la peau est plus saine et s’entretient mieux.

Effets psychologiques : la libération des endorphines (substances qui régulent la respiration, les réponses hormonales et immunitaires) engendre une sensation de plaisir, diminue le stress et la douleur.

Convaincus ? Alors courez !

A bientôt sur les routes.

Christian Beau

 

A méditer.

Ceux qui pensent à tout n’oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n’ont rien à oublier.
Pierre Dac

Pourquoi un blog?

La course à pied est une affaire de cœur. Celui qui court uniquement avec ses jambes, ne courra pas longtemps. Il faut aimer la course pour endurer les souffrances qui précèdent les joies. Tant de sorties sous la pluie, des longues pour les marathoniens, des kilomètres d’asphaltes avalés avant de rencontrer ses propres objectifs ou de simplement retrouver les copains.

Parfois, un coureur témoigne de sa petite histoire, d’une aventure intime de course. Ce n’est pas forcément de la grande littérature. C’est une histoire d’homme comme il y en a beaucoup. Mais cette affaire nous touche, là, au ventre car nous sommes comme lui, un coureur de fond.

Alors que ce SPIBlog soit un lieu de partage et de rencontre où chacun pourra, en toute simplicité, parler de ce qui nous réunit, nous les coureurs à pied Spiridon.


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